Jeudi 28 avril 2005 4 28 /04 /Avr /2005 00:00
Le rythme de la campagne va s'accélerer, les serveurs doivent suivre et l'espace web aussi, ainsi retrouvez moi ici : http://www.letribun.net !!!
 
 
Par Jean-François - Publié dans : Informations
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Jeudi 31 mars 2005 4 31 /03 /Mars /2005 00:00
C’est une véritable campagne militaro-politique qui se dessine au fur et à mesure des sondages inquiétants qui font frissonner les plus europessimistes d’entre nous. Qu’on se le dise la lutte est acharnée, le gouvernement s’en mêle, la gauche, maladroite l’arme à la main se tire dans les pattes et Attac porte mieux que jamais son appellation agressive et plus que jamais stérile. Une campagne militaire se profile.
 
Avec la sur-médiatisation, l’actualité européenne qui ne fut pas au beau fixe grâce à l’ami Frits et les fonds de campagne présidentielle anticipée, on a complètement perdu le file du débat, le traité établissant une constitution pour l’Europe. Les citoyens se retrouvent cernés avec d’un côté des bataillons de partisans du non, prêt à tout, même à détruire leur propre parti pour sauver l’Europe du soi-disant cataclysme juridique et de l’autre les partisans du Oui qui trop souvent s’enlisent dans des débats élitistes, une lutte de mots, certes nécessaire et très intéressante mais si envolée qu’on a du mal à se faire une idée. Je me fais là l’écho de mon entourage en avouant que plus que jamais les gens sont perdus dans cette vaste campagne.
 
La propagande est en marche et en temps de guerre, plus de règles : la voix des militants socialistes est bafouée par les hautes sphères décisionnelles, Attac se lance dans une action à grande échelle et profite de la campagne pour faire sa publicité. Soyons honnêtes, ça fonctionne même si lorsqu’on creuse un peu, à part les photomontages, art dans lequel le collectif excelle, les arguments sont inexistants.
 
Ainsi, la campagne entame à deux mois de l’échéance un tournant délicat et dangereux. Pourquoi est-ce que le Non progresse dans tous les sondages ? Parce que la campagne fourre-tout a débuté : les médias s’intéressent davantage aux présidentiables, les partisans du Non profite de l’occasion pour se faire de la publicité, pour se bâtir une renommée basée sur la contestation, si facile, deux ans avant les présidentielles et en cette sombre période sociale et puis les débordements. Le Non progresse parce que le Oui, et sans prendre l’accent british officiel, se perd dans les réactions face au camp du Non.
 
Que faire ? Puisque la campagne s’annonce militaire, élaborons clairement notre stratégie. Il faut avant tout reprendre l’avantage par la contre-attaque. Le Oui s’évertue à répondre aux critiques internes et externes, il doit passer à l’offensive. En restant ainsi dans une logique de réaction, on passe à côté de l’action. Le PS doit multiplier les actions en faveur du Oui en allant au-delà des éventuelles attaques du Non. Monsieur Dray veut remonter les bretelles d’Attac pour mauvaise utilisation citoyenne de Photoshop. Très bien, mais l’action socialiste ne doit pas se limiter à un constat des actions de campagne déplorables des partisans du Non.
 
Pour qu’elle soit efficace, l’offensive du Oui doit avoir un goût nouveau, une saveur différente, une image rassurante. Puisque le Non joue sur les peurs, sur les scénarii catastrophes et les sombres raccourcis en exploitant la méfiance traditionnelle des citoyens envers les politiques et plus encore Bruxelles, il faut que le Oui mène une campagne ENTHOUSIASTE !!! En ces beaux jours de printemps, le Oui doit être le camp de la confiance en l’avenir. Les partisans du Oui doivent défendre une Europe d’avenir, de stabilité, de paix, d’égalité, de justice et de prospérité. Le citoyen se perd dans les débats, sachons le resituer à travers de nouvelles formes de communication. Apportons du ludisme à la connaissance, de la légèreté aux sujets les plus sérieux, du concret aux plus pessimistes. Il est toujours plus aisé d’être dans la contestation. Les militants du Parti Socialiste ont refusé de l’être pour cette campagne, donnons nous les moyens de ne plus le rester et de faire campagne les mains libres et la conscience tranquille.
Par Jean-François T. - Publié dans : Reflexions
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Vendredi 25 mars 2005 5 25 /03 /Mars /2005 00:00
Il y a 48 ans, jour pour jour à Rome, on jetait les bases de l'Union Européenne actuelle...
 
C'est le moment de revenir sur le texte du Traité de Rome, de réfléchir au chemin qui a été fait depuis ce traité et de tirer les conclusions en ce qui concerne notre volonté de poursuivre cette entreprise...
 
 
Par Jean-François T. - Publié dans : Culture
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Jeudi 10 mars 2005 4 10 /03 /Mars /2005 00:00
Réflexions suite au débat organisé par le Forum Citoyen Eurodistrict à Offenburg hier soir.
 
La peur au ventre
Malgré les nombreuses tentatives humoristiques pour se rassurer, les politiques et les partisans du oui qui s’étaient donnés rendez-vous hier soir avaient du mal à cacher leur anxiété. En effet, les craintes sont multiples et même les euro-pessimistes convaincus ne pouvaient s’empêcher de trembler à la seule évocation d’un éventuel refus français. Nos voisins allemands restent très préoccupés par le caractère irréversible du 29 mai et se demandent déjà quelles seraient les échappatoires possibles. De scénarii catastrophes en présages plus ou moins justifiés, chacun se laissait aller au débat d’anticipation. Pourtant le problème est bien réel, il s’agit d’offrir une Constitution à l’Europe. L’éventuel « non » français inquiète et Catherine Trautmann parle de « trahison » envers nous même dans le cas où le « non » l’emporterait.
 
Un « déficit pédagogique »
Les craintes se fondent entre autre sur le manque de connaissance politique des citoyens qui risquerait de faire défaut au traité constitutionnel. En effet, à force de vouloir rendre le texte accessible à tous et au plus grand nombre, on prend lentement conscience d’un réel « déficit pédagogique » en matière de connaissance européenne, et par extension des rouages démocratiques dans leur ensemble. De ce fait, les rumeurs les plus folles circulent : les décisions devront être prises à l’unanimité au sein des représentants des Etats membres, les délocalisations interne seront favorisées, certains blogs que j’ai pu croiser sur mon chemin numérique se laissaient même aller à des interprétations philosophico-farfelues sur les articles de la Charte des Droits Fondamentaux.
 
Objectif OUI !
Après ces premières remarques, on peut aisément mesurer les risques et défis qu’implique cette campagne référendaire. Celle-ci devra être animée par une réelle volonté pédagogique et d’ouverture démocratique à l’image du traité qu’elle défend. Il s’agit de mettre à plat les questions que se posent les citoyens, d’y répondre clairement et de tracer les contours de cette voie nouvelle qu’ouvre le traité constitutionnel. Nous devons multiplier les rencontres et les débats en commençant par le niveau local, répondre aux interrogations et définir les chantiers d’avenir. La dimension symbolique du traité me semble tout aussi décisive que son contenu pratique, il s’agit de montrer que les français ont rendez-vous avec l’histoire : le XXIème siècle doit s’ouvrir sur cette volonté des peuples européens à s’unir dans la paix et pour la paix dans un souci d’égalité, de justice et de liberté.
Par Jean-François T. - Publié dans : Reflexions
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Samedi 26 février 2005 6 26 /02 /Fév /2005 00:00
La barre psychologique est atteinte : 10 % de la population active est au chômage, ce qui représente 2.461.600 personnes qui restent sans activité. Après les 12,5 % de 1997, la hantise d'une période sombre sur le marché du travail fait froid dans le dos et ne va rien arrangé au climat social tendu.
 
17.400 personnes en plus sont à la recherche d'un emploi. Alors que la croissance du PIB est au beau fixe avec 2,5 %, les entreprises ont préféré gagner en productivité, faire profiter de la croissance leurs actionnaires plutôt que de créer des postes (ils étaient à peine 40.000 dans le privé en 2004. Ajoutons à cela les 20.000 postes d'emplois jeunes supprimés dans le service public.
 
Les réactions sont bien frileuses à droite, Raffarin aimerait tenir ses promesses mais le M. Borloo qui fait entrer son plan de Cohésion Social en action teinte déjà les propos du Premier ministre en annonçant que les effets significatifs de ces mesures ne devraient pas se ressentir avant le deuxième semestre 2005.
 
Bref en gros, on attend 2006 pour relancer l'embauche... Tiens comme c'est bizarre, cette date correspond exactement à la hausse des départs en retraite (année 1945-1946). La démographie devrait avoir un impact positif sur le marché du travail. Les emplois se créeront et le gouvernement fera le fier alors qu'il continuera à rester passif face à la montée des inégalités.
 
A titre d'exemple : mon père, 45 ans, plus de 20 années d'ancienneté dans la même entreprise qui fait de larges bénéfices a annoncé qu'il y aurait une vague de licenciements, alors que le nombre d'intérimaires augmente jour après jour. Il  pourrait être directement concerné par ces mesures dites "économiques". Les rumeurs circulent sur les services touchés, un véritable harcèlement psychologique qui doit en rassurer certains et en réveiller d’autres.
 

 
Par Jean-François T. - Publié dans : Reflexions
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