Jeudi 10 mars 2005 4 10 /03 /Mars /2005 00:00
Réflexions suite au débat organisé par le Forum Citoyen Eurodistrict à Offenburg hier soir.
 
La peur au ventre
Malgré les nombreuses tentatives humoristiques pour se rassurer, les politiques et les partisans du oui qui s’étaient donnés rendez-vous hier soir avaient du mal à cacher leur anxiété. En effet, les craintes sont multiples et même les euro-pessimistes convaincus ne pouvaient s’empêcher de trembler à la seule évocation d’un éventuel refus français. Nos voisins allemands restent très préoccupés par le caractère irréversible du 29 mai et se demandent déjà quelles seraient les échappatoires possibles. De scénarii catastrophes en présages plus ou moins justifiés, chacun se laissait aller au débat d’anticipation. Pourtant le problème est bien réel, il s’agit d’offrir une Constitution à l’Europe. L’éventuel « non » français inquiète et Catherine Trautmann parle de « trahison » envers nous même dans le cas où le « non » l’emporterait.
 
Un « déficit pédagogique »
Les craintes se fondent entre autre sur le manque de connaissance politique des citoyens qui risquerait de faire défaut au traité constitutionnel. En effet, à force de vouloir rendre le texte accessible à tous et au plus grand nombre, on prend lentement conscience d’un réel « déficit pédagogique » en matière de connaissance européenne, et par extension des rouages démocratiques dans leur ensemble. De ce fait, les rumeurs les plus folles circulent : les décisions devront être prises à l’unanimité au sein des représentants des Etats membres, les délocalisations interne seront favorisées, certains blogs que j’ai pu croiser sur mon chemin numérique se laissaient même aller à des interprétations philosophico-farfelues sur les articles de la Charte des Droits Fondamentaux.
 
Objectif OUI !
Après ces premières remarques, on peut aisément mesurer les risques et défis qu’implique cette campagne référendaire. Celle-ci devra être animée par une réelle volonté pédagogique et d’ouverture démocratique à l’image du traité qu’elle défend. Il s’agit de mettre à plat les questions que se posent les citoyens, d’y répondre clairement et de tracer les contours de cette voie nouvelle qu’ouvre le traité constitutionnel. Nous devons multiplier les rencontres et les débats en commençant par le niveau local, répondre aux interrogations et définir les chantiers d’avenir. La dimension symbolique du traité me semble tout aussi décisive que son contenu pratique, il s’agit de montrer que les français ont rendez-vous avec l’histoire : le XXIème siècle doit s’ouvrir sur cette volonté des peuples européens à s’unir dans la paix et pour la paix dans un souci d’égalité, de justice et de liberté.
Par Jean-François T. - Publié dans : Reflexions
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Commentaires

Salut JF. Puis-je reprendre ce texte sur le site www.ps67.org ? A bientôt.
Commentaire n°1 posté par Laurent le 11/03/2005 à 15h01

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