On ne parle que de ça... Que ce soit
par ici ou
par là, les journalistes n'ont qu'une idée en tête : trouver les candidats pour les présidentielles de 2007. On fouine, on asticote, on cherche, on demande, on interroge carrément et on hésite pas à spéculer un maximum.
Il faut dire que ça en vaut la chandelle, entre Sarkozy, le renard filou de l'UMP
décoré par son ancien maître, Hollande qui se ballade, DSK qui dit OUI avec ses connaissances et notre président qui se laisse désiré comme il se doit : les journalistes ont de quoi tergiverser pendant des heures, faire trois articles et un reportage sur rien, du vent, des pseudo-hypothèses de source peu probable. Mais notre société se délecte de ces sondages, côtes de popularité et présages nostradamesques.
Et puis derrière le jeu des médias, il ne faut pas oublier celui des acteurs eux-mêmes. Ils aiment les effets de surprise, les annonces officielles entrecoupées de sournoises nouvelles discrètes et officeuses. Véritable jeu politique qui fait apparaître un goût prononcé de la part de l'opinion pour le suspense pompeux, tel celui qu'on ressent un soir de nominations à la Star Ac'.
Quoi qu'il en soit, il va falloir faire avec mais autant vous dire, pour mes futurs commentateurs que je ne m'en délecte guère. Je préfère causer des idées, des partis, des programmes pour 2007. Malheureusement, on reste bien silencieux à ce sujet...
Laissons les journalistes s'arracher les présidentiables et parlons de politique, la vraie...
Par JF T.
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Réflexions suite au débat organisé par le Forum Citoyen Eurodistrict à Offenburg hier soir.
La peur au ventre
Malgré les nombreuses tentatives humoristiques pour se rassurer, les politiques et les partisans du oui qui sétaient donnés rendez-vous hier soir avaient du mal à cacher leur anxiété. En effet, les craintes sont multiples et même les euro-pessimistes convaincus ne pouvaient sempêcher de trembler à la seule évocation dun éventuel refus français. Nos voisins allemands restent très préoccupés par le caractère irréversible du 29 mai et se demandent déjà quelles seraient les échappatoires possibles. De scénarii catastrophes en présages plus ou moins justifiés, chacun se laissait aller au débat danticipation. Pourtant le problème est bien réel, il sagit doffrir une Constitution à lEurope. Léventuel « non » français inquiète et Catherine Trautmann parle de « trahison » envers nous même dans le cas où le « non » lemporterait.
Un « déficit pédagogique »
Les craintes se fondent entre autre sur le manque de connaissance politique des citoyens qui risquerait de faire défaut au traité constitutionnel. En effet, à force de vouloir rendre le texte accessible à tous et au plus grand nombre, on prend lentement conscience dun réel « déficit pédagogique » en matière de connaissance européenne, et par extension des rouages démocratiques dans leur ensemble. De ce fait, les rumeurs les plus folles circulent : les décisions devront être prises à lunanimité au sein des représentants des Etats membres, les délocalisations interne seront favorisées, certains blogs que jai pu croiser sur mon chemin numérique se laissaient même aller à des interprétations philosophico-farfelues sur les articles de la Charte des Droits Fondamentaux.
Objectif OUI !
Après ces premières remarques, on peut aisément mesurer les risques et défis quimplique cette campagne référendaire. Celle-ci devra être animée par une réelle volonté pédagogique et douverture démocratique à limage du traité quelle défend. Il sagit de mettre à plat les questions que se posent les citoyens, dy répondre clairement et de tracer les contours de cette voie nouvelle quouvre le traité constitutionnel. Nous devons multiplier les rencontres et les débats en commençant par le niveau local, répondre aux interrogations et définir les chantiers davenir. La dimension symbolique du traité me semble tout aussi décisive que son contenu pratique, il sagit de montrer que les français ont rendez-vous avec lhistoire : le XXIème siècle doit souvrir sur cette volonté des peuples européens à sunir dans la paix et pour la paix dans un souci dégalité, de justice et de liberté.
Par Jean-François T.
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