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Reflexions

Dimanche 13 février 2005
On ne parle que de ça... Que ce soit par ici ou par là, les journalistes n'ont qu'une idée en tête : trouver les candidats pour les présidentielles de 2007. On fouine, on asticote, on cherche, on demande, on interroge carrément et on hésite pas à spéculer un maximum.
 
Il faut dire que ça en vaut la chandelle, entre Sarkozy, le renard filou de l'UMP décoré par son ancien maître, Hollande qui se ballade, DSK qui dit OUI avec ses connaissances et notre président qui se laisse désiré comme il se doit : les journalistes ont de quoi tergiverser pendant des heures, faire trois articles et un reportage sur rien, du vent, des pseudo-hypothèses de source peu probable. Mais notre société se délecte de ces sondages, côtes de popularité et présages nostradamesques.
 
Et puis derrière le jeu des médias, il ne faut pas oublier celui des acteurs eux-mêmes. Ils aiment les effets de surprise, les annonces officielles entrecoupées de sournoises nouvelles discrètes et officeuses. Véritable jeu politique qui fait apparaître un goût prononcé de la part de l'opinion pour le suspense pompeux, tel celui qu'on ressent un soir de nominations à la Star Ac'.
 
Quoi qu'il en soit, il va falloir faire avec mais autant vous dire, pour mes futurs commentateurs que je ne m'en délecte guère. Je préfère causer des idées, des partis, des programmes pour 2007. Malheureusement, on reste bien silencieux à ce sujet...
 
Laissons les journalistes s'arracher les présidentiables et parlons de politique, la vraie...
Par JF T.
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Dimanche 20 février 2005
François Hollande, qui ne pose pas sous son plus beau jour pour les reporters d'AFP, harangue le président pour mettre en place les procédures afin d'accélérer le mouvement pour se laisser le temps de réfléchir et de présenter ce traité établissant une Constitution pour l'Europe aux français.
 
DSK l'a redit lors de son prime sur France 2, il s'agit de prendre son temps (Hollande préconise " au moins deux mois " pour présenter les textes aux français et faire campagne en faveur du OUI en ce qui concerne le PS. La campagne s'avère délicate et un refus de la France serait bien inopportun. François Hollande dramatise et motive les troupes socialistes en faisant campagne pour éviter un " 2I avril bis " (expression devenue un dopage légalisé socialiste).
 
Pour s'y retrouver et pour les plus courageux d'entre nous. Prenons connaissance du Traité établissant une Constitution pour l'Europe en évitant de rester bloqué sur le Traité de Nice actuellement en vigueur. Tout le monde en parle, mais qui a vraiment parcouru au moins ces pages ??
Par Jean-François T.
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Lundi 21 février 2005
La déferlante rose s'abat lentement sur l'Europe qui s'éveille au printemps. Celui-ci s'annonce chargé pour les socialistes de l'union, mais le moral est au beau fixe avec des victoires comme celles de ce lundi matin...
 
Des victoires…
Tous les blogs en parlent, que ce soit ici, , ou encore par ici, le monde socialiste s'enflamme et rêve aux lendemains radieux pour l'union européenne. Il faut dire que le week-end aura été chargé. Entre le Portugal où le PS a obtenu le meilleur score de son histoire, l'Espagne qui dit OUI au traité établissant une constitution européenne et le Schleswig-Holstein qui devrait rester de justesse entre les mains féminines de Heide Simonis du SPD, les socialistes ont fait fort ce week-end.
 
… et des chantiers !
Mais ce sont là à mon sens autant de réjouissances que de nouveaux défis pour les socialistes. La mouvance s'annonce clémente mais les chantiers sont nombreux.
En Allemagne nordique, Schroeder teste le SPD en vue des législatives de septembre 2006 et sa popularité avec 5 millions de chômeurs.
La tête dans les étoiles, en Espagne, ce sont quelques 57,68 % d'abstentionnistes qui restent peu préoccupés par l'avenir de l'Europe.
Au Portugal clérical, la loi sur l’avortement attend José Sócrates et son équipe.
 
Les essais sont marqués, aux socialistes de les transformer. A nous français, d’y participer !
Par Jean-François T.
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Samedi 26 février 2005
La barre psychologique est atteinte : 10 % de la population active est au chômage, ce qui représente 2.461.600 personnes qui restent sans activité. Après les 12,5 % de 1997, la hantise d'une période sombre sur le marché du travail fait froid dans le dos et ne va rien arrangé au climat social tendu.
 
17.400 personnes en plus sont à la recherche d'un emploi. Alors que la croissance du PIB est au beau fixe avec 2,5 %, les entreprises ont préféré gagner en productivité, faire profiter de la croissance leurs actionnaires plutôt que de créer des postes (ils étaient à peine 40.000 dans le privé en 2004. Ajoutons à cela les 20.000 postes d'emplois jeunes supprimés dans le service public.
 
Les réactions sont bien frileuses à droite, Raffarin aimerait tenir ses promesses mais le M. Borloo qui fait entrer son plan de Cohésion Social en action teinte déjà les propos du Premier ministre en annonçant que les effets significatifs de ces mesures ne devraient pas se ressentir avant le deuxième semestre 2005.
 
Bref en gros, on attend 2006 pour relancer l'embauche... Tiens comme c'est bizarre, cette date correspond exactement à la hausse des départs en retraite (année 1945-1946). La démographie devrait avoir un impact positif sur le marché du travail. Les emplois se créeront et le gouvernement fera le fier alors qu'il continuera à rester passif face à la montée des inégalités.
 
A titre d'exemple : mon père, 45 ans, plus de 20 années d'ancienneté dans la même entreprise qui fait de larges bénéfices a annoncé qu'il y aurait une vague de licenciements, alors que le nombre d'intérimaires augmente jour après jour. Il  pourrait être directement concerné par ces mesures dites "économiques". Les rumeurs circulent sur les services touchés, un véritable harcèlement psychologique qui doit en rassurer certains et en réveiller d’autres.
 

 
Par Jean-François T.
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Jeudi 10 mars 2005
Réflexions suite au débat organisé par le Forum Citoyen Eurodistrict à Offenburg hier soir.
 
La peur au ventre
Malgré les nombreuses tentatives humoristiques pour se rassurer, les politiques et les partisans du oui qui s’étaient donnés rendez-vous hier soir avaient du mal à cacher leur anxiété. En effet, les craintes sont multiples et même les euro-pessimistes convaincus ne pouvaient s’empêcher de trembler à la seule évocation d’un éventuel refus français. Nos voisins allemands restent très préoccupés par le caractère irréversible du 29 mai et se demandent déjà quelles seraient les échappatoires possibles. De scénarii catastrophes en présages plus ou moins justifiés, chacun se laissait aller au débat d’anticipation. Pourtant le problème est bien réel, il s’agit d’offrir une Constitution à l’Europe. L’éventuel « non » français inquiète et Catherine Trautmann parle de « trahison » envers nous même dans le cas où le « non » l’emporterait.
 
Un « déficit pédagogique »
Les craintes se fondent entre autre sur le manque de connaissance politique des citoyens qui risquerait de faire défaut au traité constitutionnel. En effet, à force de vouloir rendre le texte accessible à tous et au plus grand nombre, on prend lentement conscience d’un réel « déficit pédagogique » en matière de connaissance européenne, et par extension des rouages démocratiques dans leur ensemble. De ce fait, les rumeurs les plus folles circulent : les décisions devront être prises à l’unanimité au sein des représentants des Etats membres, les délocalisations interne seront favorisées, certains blogs que j’ai pu croiser sur mon chemin numérique se laissaient même aller à des interprétations philosophico-farfelues sur les articles de la Charte des Droits Fondamentaux.
 
Objectif OUI !
Après ces premières remarques, on peut aisément mesurer les risques et défis qu’implique cette campagne référendaire. Celle-ci devra être animée par une réelle volonté pédagogique et d’ouverture démocratique à l’image du traité qu’elle défend. Il s’agit de mettre à plat les questions que se posent les citoyens, d’y répondre clairement et de tracer les contours de cette voie nouvelle qu’ouvre le traité constitutionnel. Nous devons multiplier les rencontres et les débats en commençant par le niveau local, répondre aux interrogations et définir les chantiers d’avenir. La dimension symbolique du traité me semble tout aussi décisive que son contenu pratique, il s’agit de montrer que les français ont rendez-vous avec l’histoire : le XXIème siècle doit s’ouvrir sur cette volonté des peuples européens à s’unir dans la paix et pour la paix dans un souci d’égalité, de justice et de liberté.
Par Jean-François T.
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